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Amnésie Internationale c'est quoi?

 



 

Lieu culturel incontournable de Marseille, le Dock des Suds , qui accueille cette année encore Amnésie Internationale, reste fidèle à son esprit : mettre en valeur les multiples expressions artistiques et culturelles qui composent la cité phocéenne.


 
Un événement culturel à part entière

Amnésie Internationale, c'est aussi un grand rassemblement d'artistes convaincus…


En 2001, lors de la première édition résolument « World Music », plus de 4000 personnes s'étaient donné rendez-vous au Dock pour dire « plus jamais » et écouter les sons d'I Muvrini, de Bratsh ou de Manu Di Bango. Une édition qui était parrainée par Romane Bohringer.


Changement de cap pour la deuxième édition, en 2004. Dans la salle, toujours autant de monde rassemblé pour ce concert-événement, mais, sur scène, un plateau version chanson française avec, en tête d'affiche, Juliette Gréco et Art Mengo. Ariane Ascaride et Robert Guédiguian furent cette fois les parrains d'Amnésie II.

Pour l'édition 2006, c'est une palette de sons très large qui envahirent la grande scène : le hip hop chaloupé des Saïan Supa Crew côtoie les rythmes Mandingue de Mory Kante. Les Wriggles et No One is Innocent complètent le tableau.

En 2008, c'est la folk-rock de Keren Ann qui a envoûté le Dock, avant de laisser la scène à l'inclassable Charlélie Courutre. Partenaire de la première heure d'Amnésie Internationale, Bratsch est revenu cette année-là partager son jazz tzigane.    


Un espace de réflexion

Au-delà des clivages communautaires, Amnésie Internationale est un lieu de rassemblement et de parole où l'Histoire et les histoires s'entrecroisent.
Moment fort de la journée, le débat réunit sur scène universitaires, artistes et témoins engagés pour une discussion approfondie autour des génocides. En 2001, les intervenants sont revenus sur "le négationnisme et le travail de mémoire" . En 2004, c'est "la résistance face aux négationnisme"qui était au centre de la réflexion. Pour la troisième édition, l'épineux problème de la "responsabilité des États"sera abordé. Des débats animés, ponctués de témoignages, à l'issue desquels le public est invité à poser des questions.
Plusieurs espaces du Dock des Suds sont réservés à des expositions de photographies ou d'œuvres d'artistes qui abordent dans leur travail la question des génocides. Lors des éditions précédentes, le public a déjà pu découvrir Exils, une série de portraits réalisés par le photographe Sebastiao Salgado, ou encore des clichés retraçant l'histoire d'un camp d'internement de nomades durant la Seconde Guerre mondiale. En 2004, la bande dessinée était à l'honneur à travers une exposition de planches tirées du Décalogue (tome V, traitant du génocide arménien) et de Deogratias (ouvrage portant sur le génocide rwandais).
Enfin, des stands d'informations permettent au public durant toute la journée d'approfondir leurs connaissance de l'histoire et de la culture de toutes les communautés participant à l'événement. Pour prolonger la réflexion, une Cité du Livre propose également les ouvrages de référence sur les génocides. En 2008, retour sur la BD avec notamment des toiles de Séra, dessinateur cambodgien installé en France.

 

Le Village de la Mémoire

De nombreuses associations représentant les communautés juive, rwandaise, cambodgienne et arménienne, partenaires d'Amnésie Internationale, ainsi que des mouvements œuvrant dans le domaine des Droits de l'Homme comme le Mrp ou la Licra investissent tout au long de l'événement le grand hall du Dock des suds. Des stands d'informations et de sensibilisation seront à la disposition du piblic, ainsi que'une Cité du Livre, qui proposera à la vente des ouvrages de référence sur les génocides.